Mon indispensable méditation

Depuis que je suis arrivée à l’ashram, ma pratique de la méditation a explosé. Là où avant je passais quelques minutes seulement par semaine en lotus, faisant le vide à l’intérieur de moi, ou observant mes pensées, je passe aujourd’hui des heures hebdomadaires, en pratiquant seule, ou même en groupe (et ça c’est tout nouveau).

C’est ainsi que des objets dont je ne voyais avant pas vraiment l’utilité, tel que le zafu, trouvent aujourd’hui un réel intérêt à mes yeux.

Un zafu c’est quoi, un zafu c’est ça :

ZAFU

C’est un coussin sur lequel on s’assoit lors de la méditation, en tailleur. Il relève les hanches, rendant plus stables les positions assises, jambes croisées. C’est une assise assez ferme (voire carrément dure selon le modèle). Le zafu possède un rembourrage généralement constitué de kapok, une fibre naturelle végétale, fine et douce, issue d’un arbre poussant en zone tropicale. Je vais pas vous faire ici un laïus sur le rembourrage du zafu, on est pas là pour ça (enfin je crois pas).

Autre objet dont je n’avais jamais vraiment compris l’intérêt : le mala. Grossièrement, il s’agit d’un collier de perle, avec un petit pompon au bout. Rien de chic, rien de tendance, je me demandais bien pourquoi on en avait toute une caisse à l’entrée de la salle de yoga.

mala

Et puis, lors de mon premier cours collectif de méditation, j’ai vu plusieurs participants en prendre un. Ok, j’ai pas envie d’être à la rue, moi aussi j’en prends un.

Et finalement, je me rends bien vite compte de son utilité. On répète le son « Om » pendant plusieurs minutes, les yeux fermés, et je me rends compte que tout le groupe s’arrête exactement au même moment. Je suis la seule à avoir tenté un dernier « Om… » oups ah non pardon là c’est silence. Au premier abord je me dis « bon sang mais ils ont répété la séquence ou quoi ? » Et non, je constate alors qu’à chaque son, ils font rouler une bille du collier dans leur main. Une fois le tour de collier terminé, on se tait.

Ainsi, à la fin de cette séance de méditation collective, je file à la bibliothèque de l’ashram, afin de trouver quelques explications concernant ce que je considère alors encore comme un collier.

Le mala appartient aux traditions bouddhistes et hindoues, dans lesquelles il a une signification très forte. Il se compose de 108 perles. Première chose très importante. Pas 107, pas 109, non, 108 exactement. Pourquoi ce chiffre ? Car il symbolise tout un tas de croyances :

  • les 108 épreuves qu’à subi le Bouddha pour atteindre l’Illumination.
  • les 108 noms de Bouddha. (pour le moment je me contente juste de l’appeler Bouddha, c’est déjà bien)
  • les 108 positions corporelles du Yoga
  • ou bien encore les 108 respirations qu’ont les personnes ayant atteint « l’illumination » en une journée (oui visiblement certains tiennent une journée avec 108 respirations, c’est beau, moi je pense tenir 3 minutes avec ce quota, après je deviens toute bleue…)

Les 108 perles du chapelet bouddhiste proviendraient également de la somme des 12 mois, des 24 arrangements dans lesquels le calendrier solaire a été divisé, et des 72 divisions de l’année chinoise en périodes de 5 jours. (merci Wikipédia pour ces informations, mais j’ai toujours été nulle en maths)

Bref, on se rend compte que ce collier n’est pas n’importe quel collier. Pas besoin d’être religieux pour l’utiliser. En méditation totalement laïque, c’est un accessoire très intéressant.

On tient toujours le mala de la main gauche, faisant glisser les grains sur le majeur à l’aide du pouce. Surtout pas avec l’index, ce doigt représentant l’ego d’une personne. On l’égrène en tirant les grains vers soi, ce qui symbolise que l’on tire les êtres hors de la souffrance et que l’on accumule du Karma positif lors de la pratique. A chaque fois que l’on prononce un mantra (comme le son Om par exemple), on passe une bille entre ses doigts.

On pourrait parler des détails du mala pendant des dizaines de pages, mais ça serait aussi ennuyant pour vous que pour moi (quoi que). Je n’aborde donc pas ici en détail la composition du mala, le nombre de cordes, la signification des perles, comment l’activer et le remplir de nos énergies ou encore comment le nettoyer, ça serait beaucoup trop lourd à lire.

Bref décidément ce collier est accessoire un peu différent, particulier, mais définitivement adopté ! Parfois, rien que de le tenir en main, de jouer avec les billes, suffit à me détendre.

Si vous souhaitez acheter un mala en guise bijoux, vous pouvez alors l’acheter dans des magasins spécialisés, d’inspiration indiennes par exemple, en ligne aussi, certains sites en proposent de superbes (comme celui ci, mon chouchou http://www.malacollective.com). Petit exemple de leurs produits :

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En revanche, si vous désirez avoir un mala pour l’intégrer dans votre pratique du yoga te de la méditation au quotidien, il devient alors important de savoir où il a été fabriqué, par qui etc. Certains magasins (en ligne la majorité du temps) proposent en effet des malas fabriqués dans des temples bouddhistes par exemple, ou par des artisans spécialistes, conscients du caractère sacré de ce bijoux pas comme les autres.

Personnellement, j’ai choisi une troisième possibilité : le fabriquer moi même !

Rendez vous prochainement dans la rubrique « Créer » pour découvrir comment fabriquer le vôtre !

 

Photo de couverture : http://www.kaleighatkinson.com (greaaaat artist !)

 

 

 

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